Conférenciers

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Conférenciers 2019

Le congrès de l’ACSF présente des conférenciers extraordinaires qui présentent les plus récentes recherches en matière de pratique sage‑femme et de santé reproductive, de compétences cliniques innovatrices et de séances inspirantes.

Examiner les liens entre le racisme environnemental, les troubles de la reproduction et la justice reproductive chez les communautés noires et autochtones

Ingrid Waldron, PhD

Dre Ingrid Waldron est professeure agrégée à la Faculté de santé de l’Université Dalhousie, directrice du Environmental Noxiousness, Racial Inequities & Community Health Project (le projet ENRICH)... >>>

Dre Ingrid Waldron est professeure agrégée à la Faculté de santé de l’Université Dalhousie, directrice du Environmental Noxiousness, Racial Inequities & Community Health Project (le projet ENRICH), un projet sur la nocivité environnementale, les inégalités raciales et la santé communautaire. Elle est également cheffe d’équipe pour la grappe de recherche sur la santé des personnes d’ascendance africaine (Health of People of African Descent Research Cluster) du Healthy Populations Institute de l’Université Dalhousie. Elle détient un baccalauréat en psychologie de l’Université McGill, une maîtrise du programme Éducation interculturelle : race, ethnicité et culture de l’Institute of Education de l’Université de London, et un doctorat en sociologie du Département de sociologie et études de l’équité en éducation de l’Université de Toronto. Elle a également été boursière de recherches postdoctorales au Center for Women’s Health de la Faculté de médecine de l’Université de Toronto.

Les travaux de Dre Waldron sont motivés par un intérêt de longue date sur les façons dont l’espace et les lieux sont façonnés par les structures du colonialisme et du capitalisme racial et genré. Dans ses recherches, ses cours et son travail communautaire et de défense des droits, elle se penche sur les effets des inégalités structurelles en matière de santé, d’éducation, d’emploi, de protection de l’enfance, d’environnement et de justice criminelle, sur la santé des personnes autochtones, noires, immigrantes, réfugiées et d’autres communautés racisées en Nouvelle-Écosse et ailleurs au Canada. En tant qu’intellectuelle féministe noire, Ingrid porte un intérêt particulier aux façons dont les corps des femmes noires et d’autres femmes racisées sont depuis longtemps l’objet de traumatismes, qui portent avec eux le poids du passé et les stéréotypes déshumanisants et blessants d’aujourd’hui. Elle s’intéresse également à la décolonisation et au potentiel transformateur des femmes noires, autochtones et racisées, face aux structures oppressives.

Depuis plusieurs années, elle dirige le projet ENRICH qui vise à étudier les effets socio-économiques et sur la santé du racisme environnemental chez les communautés mi’kmaq et africaines de la Nouvelle-Écosse. Ce projet a servi de base à l’élaboration du Bill 31: Redressing Environmental Racism Act, le premier projet de loi au Canada à s’attaquer au racisme environnemental dans le pays.

En 2018, Dre Waldron a reçu le prix du recteur de l’Université Dalhousie pour l’excellence en recherche – portée de la recherche. En 2019, elle a reçu le prix d’excellence pour la recherche en début de carrière de la Faculté de santé de l’Université Dalhousie.

Son premier ouvrage There’s Something in the Water: Environmental Racism in Indigenous and Black Communities, a été publié en avril 2018 aux éditions Fernwood Publishing et a gagné le prix Atlantic Book Award for Scholarly Writing 2019.

Le documentaire de 2019 There’s Something in the Water, est inspiré du livre de Dre Waldron et a été coproduit par elle, l’actrice Ellen Page et Ian Daniel. Le film a été présenté en premières au Festival du film international de Toronto et au Atlantic International Film Festival en septembre 2019.

Fatimah-Jackson-Best

Vers une pratique sage-femme durable au Canada : leçons apprises des pays du Sud

Fatimah Jackson‑Best, PhD

Ce discours d’ouverture présentera des données pertinentes et les principales conclusions de mes recherches sur la dépression maternelle auprès de femmes à la Barbade.>>>

Ces informations serviront à explorer comment les sages‑femmes au Canada peuvent apprendre des exemples des pays du Sud et mobiliser les connaissances nécessaires pour favoriser une sensibilité et une sécurité culturelles accrues afin de répondre aux besoins des femmes noires, racisées ou nouvellement immigrantes.

La Dre Fatimah Jackson‑Best est une chercheuse en santé publique qui se spécialise en santé mentale et dont le travail est axé sur les communautés au Canada et dans les Caraïbes. Elle détient un doctorat de la Dalla Lana School of Public Health (école de santé publique Dalla Lana) de l’Université de Toronto; ses recherches doctorales portaient sur la dépression maternelle à la Barbade. La Dre Jackson‑Best est actuellement chargée de projet pour Pathways to Care et travaille à conceptualiser une intervention en santé mentale pour les enfants et les jeunes noirs et leur famille en Ontario.

L’expulsion en deux étapes du bébé et la dystocie des épaules : l’intervalle entre l’expulsion de la tête et celle des épaules est moins important qu’on le croit; la réanimation avec un cordon ombilical intact : bien plus que de l’hémoglobine

Andrew Kotaska, MD, FRCSC

La croyance selon laquelle un intervalle prolongé entre la sortie de la tête et celle du corps met le nouveau-né en danger est à la base de la pratique en obstétrique qui veut que le tronc du bébé soit sorti immédiatement après l’expulsion de la tête.>>>

Sans intervention, toutefois, l’expulsion du bébé survient de manière générale en deux étapes : une fois la tête fœtale sortie, il y a normalement une pause, puis le reste du corps est expulsé lors de la contraction suivante. Dr Kotaska discutera de certaines données indiquant que l’expulsion en deux étapes du bébé ne comporte pas de risque plus élevé pour ce dernier, pourrait contribuer à réduire l’incidence de dystocies des épaules et devrait être perçue comme un processus physiologique normal. Il discutera également des implications de cette information sur la définition de la dystocie des épaules.

Le clampage tardif du cordon ne permet pas seulement d’améliorer le bilan en fer du nouveau‑né, il permet aussi l’« auto‑réanimation » des bébés dont le cordon a été compressé. Dr Kotaska fera une brève présentation de la logistique, de l’hémodynamique et de la physiologie acide‑base qui sous‑tendent la réanimation avec le cordon intact.

Dr Kotaska est obstétricien‑gynécologue à Yellowknife, dans les Territoires du Nord‑Ouest, où il vit avec sa femme et ses deux garçons. Il a reçu son doctorat en médecine de l’Université de la Colombie‑Britannique (UBC) en 1992 et a travaillé en tant que médecin‑chirurgien généraliste dans le nord de la Colombie‑Britannique, avant de faire sa résidence en obstétrique et gynécologie en 2006. Il occupe des charges d’enseignement à l’UBC, l’Université du Manitoba et l’Université de Toronto. Il est souvent impliqué en enseignement de la pratique sage-femme et de l’obstétrique. Les champs d’intérêt de Dr Kotaska tournent autour de la protection de l’accouchement physiologique et la prévention des interventions obstétricales non nécessaires; la surestimation des risques en obstétrique; et l’éthique du consentement et du refus éclairés. Ses intérêts de recherche les plus récents portent sur l’accouchement sécuritaire du siège par voie vaginale, les effets de l’analgésie épidurale sur le travail, l’expulsion spontanée du bébé en deux étapes, et les lacunes dans les directives.

Je n’aurai pas besoin d’une nounou; puis si oui ça change quoi?

Cynthia Bruce, PhD

En tant que mères vivant avec un handicap, on nous scrute de façon insupportable dès le moment où nous apprenons être enceintes. >>>

Par conséquent, nous sommes souvent forcées à nous préparer à la naissance dans un système traditionnel qui ne peut concevoir le handicap autrement que comme une tragédie individuelle ou un défaut qui nous rend incapables de prendre soin de nous-mêmes et de nos enfants. Pendant cette présentation, nous aborderons le rôle du capacitisme dans la construction de la vie des personnes handicapées comme étant tragiques et des mères handicapées comme étant incapables. Nous discuterons également du rôle que peuvent jouer les sages-femmes dans le soutien des mères vivant avec un handicap et la déconstruction des conceptions étroites à propos des personnes qui devraient être parents et celles qui ne le devraient pas.

Notice bibliographique de la présentatrice : Dre Cynthia Bruce est une éducatrice, chercheuse et activiste aveugle qui travaille à l’échelle locale, provinciale et nationale pour développer l’engagement et les capacités entourant l’accès équitable à l’éducation et à l’emploi pour les personnes handicapées. Elle a œuvré à tous les paliers de gouvernement pour l’adoption de mesures législatives sur l’accessibilité et la ratification des programmes internationaux sur les droits des personnes handicapées. Elle agit également à titre de consultante auprès des communautés et des organisations pour promouvoir une éthique axée sur l’équité et l’inclusion.

Un corps à haut risque, pour qui? À propos du risque, de la reconnaissance et de la réhabilitation dans les soins reproductifs

May Friedman (présentatrice), maîtrise en travail social, PhD

Carla Rice, PhD

Emma Lind, PhD(c)

Cette présentation cherche à explorer les questions de stigmatisation à l’égard du poids en lien avec la fertilité, la reproduction, la grossesse et l’éducation des enfants. Dans cet atelier, nous examinerons les façons dont le risque reproductif est généralement ancré dans les soins de santé et la culture; nous présenterons plusieurs micro-documentaires réalisés par les personnes participantes au projet, qui nous invitent à voir autrement le bien-être reproductif.>>>

Nous exposerons trois thèmes principaux — lerisque, la reconnaissancedu poids et d’autres stigmates et la réhabilitationdes corps — qui sont apparus comme essentiels pour ces personnes. Nous soutenons que, tout comme les cliniciens qui s’efforcent de prodiguer des soins basés sur des données probantes, nous devons aussi mettre en pratique des soins fondés sur les histoires — c’est‑à‑dire croire, respecter et honorer les histoires des gens sur leur corps comme élément fondamental pour atteindre l’équité en matière de santé reproductive.

Dre May Friedman est membre du corps professoral de l’École de travail social à l’Université Ryerson et du programme d’études supérieures de Ryerson/York en Communications et culture. Les recherches de May portent sur les identités instables, y compris les corps qui ne sont pas conformes aux lignes raciales, nationales ou esthétiques traditionnelles. Plus récemment, une grande partie de ses recherches s’est concentrée sur les approches intersectionnelles de l’étude des corps gros (fat studies), en tenant compte des expériences multiples et fluides de l’oppression contre les personnes grosses et de l’activisme en faveur des personnes grosses (fat activism).

Dre Carla Rice est une professeure primée et titulaire d’une chaire de recherche du Canada à l’Université de Guelph. Elle se spécialise dans les études corporelles (embodiment studies), les méthodes artistiques et créatives, les cultures non normatives, l’accessibilité et l’inclusion. Elle a fondé Re•Vision: The Centre for Art and Social Justice (centre pour l’art et la justice sociale), un centre de recherche éclairé par les arts dont le mandat est de favoriser l’inclusivité dans les communautés, le bien‑être social, l’équité et la justice.

Emma Lind est titulaire d’un baccalauréat spécialisé du Women and Gender Studies Institute (institut d’étude des femmes et du genre) de l’Université de Toronto et d’une maîtrise en études féministes, du genre et des femmes de l’Université York. Elle est candidate au doctorat à l’Institute for Comparative Study in Literature Art and Culture (ICSLAC) (institut d’études comparatives en littérature, arts et culture) de l’Université Carleton. Ses recherchent portent sur les relations entre l’identité, la matérialité, le pouvoir et la production de connaissances dans des contextes interdisciplinaires. Elle travaille actuellement à sa thèse de doctorat en mettant l’accent sur le mouvement canadien des arts et de l’artisanat.

Congrès de l’ACSF 2018

Dre Onye Nnorom, MDCM, CCFP, MPH, FRCPC

Les effets du racisme sur la santé maternelle

Onye Nnorom,
MDCM, CCFP, MPH, FRCPC

Dans cette présentation, je discuterai des répercussions du stress causé par le racisme systémique et interpersonnel dans les soins de santé sur la santé maternelle et du fœtus.>>>

Je donnerai des exemples au Canada et à l’international. Même si mon exposé sera axé sur le racisme visant les noirs, j’aborderai également les effets qu’ont le racisme contre les autochtones et l’islamophobie sur la santé maternelle. Enfin, j’explorerai des pratiques prometteuses pour lutter contre le racisme systémique et interpersonnel dans les soins de santé.

Dre Onye Nnorom est médecin de famille et spécialiste en santé publique et médecine préventive. Elle exerce la médecine au centre TAIBU Community Health Centre de Toronto et agit à titre de directrice des soins primaires pour le programme régional contre le cancer du Centre-Est de l’Ontario d’Action Cancer Ontario, où elle donne des orientations sur les questions de prévention et de soin du cancer aux médecins traitants de la région. Elle est également directrice adjointe de programme pour le programme de résidence en santé publique et médecine préventive de l’Université de Toronto. Elle occupe depuis peu un poste de leadership en matière de santé de la population noire au sein de la faculté de médecine et travaille à intégrer des questions de santé de la population noire canadienne dans le programme d’enseignement de la médecine.

Dre Nnorom a obtenu son diplôme en médecine à l’Université McGill, puis une maîtrise en santé publique (épidémiologie), et elle a effectué un programme de résidence à l’Université de Toronto. De descendance nigériane et trinidadienne, elle s’intéresse particulièrement à la santé des immigrants et à la santé et au bien-être de la communauté Noire. Elle est présidente de l’Association des médecins Noirs de l’Ontario, de même que présidente de son conseil d’administration.

Louise McDonald Herne

Wakerakatste Louise McDonald Herne est mère traditionnelle du clan de l’Ours au sein du Conseil de la Nation mohawk. Elle est une conseillère de confiance pour les familles et les jeunes de la communauté et va à leur rencontre chez eux ou à l’école. Elle décerne les noms traditionnels dans la maison longue et offre du soutien spirituel à tous ceux qui en ont besoin.>>>

À travers son travail de cheffe matrilinéaire et de mère, elle est membre fondatrice du conseil Konon:kwe, un cercle de femmes mohawk qui travaille à reconstruire la force de nos origines à travers l’éducation et l’autonomisation, et en tenant compte des traumatismes subis. Louise soutient la philosophie de Kahnistensera, la « loi mère ». Kahnistensera est une loi naturelle qui lie notre société parentale Onkwehon:we. Elle occupe également un rôle de leadership au sein de la Moon Lodge Society, qui invite les femmes et les filles chaque mois lors du cycle de la pleine lune.

Louise est l’une des principales organisatrices et leaders d’Ohero:kon (« Sous l’enveloppe »), une cérémonie traditionnelle de rite de passage pour les jeunes Mohawks. Depuis 2005, elle a guidé des centaines de familles et de bénévoles de la communauté à travers l’introspection et les instructions culturelles et cérémonies Haudenosaunee.

Louise a fait une présentation devant l’Instance permanente des Nations unies sur les questions autochtones, et elle donne souvent des cours sur les philosophies Haudenosaunee et l’autodétermination des femmes dans des universités partout au Canada et aux États‑Unis. Elle agit à titre d’éminente chercheure en apprentissage autochtone à l’Institute for Innovation and Excellence in Teaching and Learning (MIIETL) de l’Université McMaster.

Troubles psychiatriques pendant la grossesse et la période postpartum

Ariel Dalfen, MD, FRCP(c)

Cette présentation portera sur les enjeux entourant le diagnostic et l’identification des troubles fréquents de santé mentale pendant la grossesse et la période postpartum et informera l’auditoire sur les approches thérapeutiques sécuritaires et efficaces.>>>

Dre Ariel Dalfen est psychiatre à l’hôpital Mount Sinai où elle est responsable du programme en santé mentale périnatale. Elle se spécialise dans le traitement des femmes enceintes et en période postpartum. Après avoir terminé ses études de premier cycle à l’Université Princeton, elle étudia à la faculté de médecine de l’Université McMaster puis suivit une formation de spécialisation en psychiatrie à l’Université de Toronto.

Dre Dalfen est professeure adjointe au département de psychiatrie de l’Université de Toronto et a été publiée à la fois dans des revues médicales et des médias grand public. Elle donne des conférences portant sur un éventail de sujets devant des auditoires du secteur médical et le public en général. Elle a également été collaboratrice spécialisée en médecine à plusieurs émissions de télévision. En 2018, elle a publié le livre intitulé When Baby Brings the Blues: Solutions for Postpartum Depression. Ce livre est aujourd’hui grandement réputé et utilisé tant par les professionnel·le·s de la santé que par le grand public.

Congrès de l’ACSF 2016

Lesley Page, Ph. D., D.Sc. h.c., HFRCM, RM
Présidente, Royal College of Midwives
Conférencière principale

Madeleine Dion Stout
Membre du conseil de grands-parents, CRICH, St. Michael’s Hospital, Toronto

Raymond De Vries, Ph. D.
Co-directeur, Center for Bioethics and Social Sciences in Medicine, Université du Michigan

Elaine Carty, MSN, CNM, D.Sc. h.c.
Directrice et fondatrice, Programme de pratique sage‑femme, Université de la Colombie‑Britannique

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