Sages-femmes au Canada

Les services de pratique sage‑femme varient selon la province ou le territoire. Dans certaines provinces, la pratique sage‑femme a été réglementée et financée depuis plus d’une vingtaine d’années, alors que dans d’autres provinces et territoires, elle n’est pas ni réglementée, ni financée.

Nous vous prions de cliquer sur chaque province ou territoire afin d’en apprendre davantage au sujet du statut des services de sage‑femme et aussi pour communiquer avec les associations locales de pratique sage‑femme.

Nombre de sages-femmes par province et territoire
Les naissances menées par sage-femme

PLUS DE CARTES >

Données sur le nombre total de naissances de Statistique Canada pour la période du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017. Les données sur les naissances dirigées par les sages-femmes et le nombre de sages-femmes proviennent de la même période si elles sont disponibles et, le cas échéant, d’une période aussi similaire que possible.
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65 sages-femmes autochtones


31 étudiantes en pratique sage‑femme admis chaque année


13 pratiques sage-femme priorisent spécifiquement le service aux communautés des Premières Nations, des Inuits, et/ou des Métis


SURVOL DE LA PRATIQUE SAGE‑FEMME AU CANADA

Le National Aboriginal Council of Midwives (NACM) existe dans le but de promouvoir l’excellence des soins de santé génésique chez les femmes inuites, des Premières Nations et métisses. Nous militons pour la restauration des programmes d’enseignement de la profession de sage‑femme, la prestation des services de sages‑femmes et le choix du lieu de naissance pour toutes les communautés autochtones, conformément à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. En tant que membres actifs de l’Association canadienne des sages-femmes, nous représentons les besoins relatifs au développement professionnel et à la pratique des sages‑femmes autochtones devant les autorités en santé responsables au Canada et la communauté internationale.

RÉCENTES RÉALISATIONS

Au cours de l’année, le NACM s’est appliqué à tisser une relation fondée sur des valeurs mutuelles avec Save the Children Canada, un organisme qui priorise la santé maternelle et infantile des autochtones. L’entente de partenariat qui a été conclue en mai 2016 comprend un financement accordé au NACM pour entreprendre certaines activités d’envergure. SCC et leur partenaire corporatif, Carters Osh Kosh, ont recueilli des fonds dans les magasins Carters au cours de la dernière année afin de soutenir la santé maternelle chez les autochtones. Ce partenariat a permis au NACM de mettre de l’avant deux initiatives stimulantes en 2016 : 1) une analyse de la situation afin d’aider le NACM à comprendre ses forces et déterminer le meilleur moyen d’utiliser nos ressources alors que nous cheminons collectivement, et 2) des publications portant sur le savoir culturel pour appuyer les familles autochtones qui recherchent le savoir culturel qui les aidera à se préparer en matière de grossesse, d’accouchement et de soins aux nouveau‑nés.

En mars 2016, le NACM a publié un document de travail, appuyé de Santé des Premières nations et des Inuits, à la recherche d’informations pour améliorer l’accès de familles autochtones aux services de sages-femmes. Le rapport inclut : les problèmes clé auquel sont confrontés la pratique sage‑femme à travers l’ensemble des communautés autochtones et indigènes du Canada ; des études de cas qui illustrent quelques-unes des remarquables pratiques des sages-femmes au service de communautés autochtones ; une carte par province et territoire des membres du NACM et du CAM ; des recommandations politiques. Pour lire le rapport

1994 année de réglementation; premières sages‑femmes inscrites en 1998 et financement public depuis 2009


115 sages-femmes


57 394 total des naissances annuelles*

* StatCan 2016-17

5.5 % de naissances accompagnées d’une sage‑femme


1 programme de formation : Université Mount Royal


12 étudiantes en pratique sage‑femme admises annuellement, 10 % des places étant réservées à des étudiantes autochtones qualifiées


Modèle en matière d’emploi : Entrepreneures indépendantes rémunérées par suivi complet et offrant quelques services dans les réseaux de soins primaires


RÉALISATIONS RÉCENTES

Le nombre de maisons de naissance indépendantes financées par le secteur privé en Alberta a connu une augmentation, passant de deux (une à Calgary et une à Edmonton) à quatre de plus dans des régions rurales (Cardston, Cochrane, Lac La Biche et Rocky Mountain House).

Au cours des dernières années, l’Association des sages‑femmes de l’Alberta (AAM) a cherché à augmenter le financement attribué à la pratique sage‑femme et à solidifier ses bases organisationnelles. Depuis septembre 2015, l’association s’est vu accorder un financement supplémentaire de 12,8 millions de dollars sur une période de trois ans. Cette nouvelle est survenue à la suite d’un appui considérable de la part des autorités gouvernementales et grâce à l’implication active de consommateurs. En appui, l’association a participé à la création d’une vidéo de huit minutes intitulée What is Midwifery, une production de l’Association for Safe Alternatives in Childbirth.

En avril 2016, un sommet sur un modèle de financement durable a réuni l’AAM, Alberta Health (politique), Alberta Health Services (administrateur), l’Ordre des sages‑femmes de l’Alberta, l’Université Mount Royal ainsi qu’un consommateur issu d’une communauté mal desservie. Les cinq organismes (le « quintette ») ont collaboré en vue d’élaborer les principes des modèles de financement durable et ont remis un rapport au ministre de la Santé. Le quintette continue de se rencontrer périodiquement pour faire avancer la viabilité de la pratique sage‑femme en Alberta.

L’AAM a participé au programme d’évaluation des risques (Risk Assessment Checklist) de HIROC sur une période de trois ans et s’est vu remettre une valeur ajoutée d’environ 250 000 dollars afin de mieux servir ses membres. Ces fonds ont servi à l’embauche de personnel affecté aux adhésions, aux assurances et aux activités d’éducation permanente. Ils ont également servi à la conception et à la construction d’une infrastructure organisationnelle, dont un site Web externe et un site Web remanié pour les membres avec une nouvelle base de données, qui ont été lancés en 2017. Les fonds ont aussi été utilisés afin de structurer des systèmes pour offrir de la formation permanente et une formation en urgences obstétricales (FUO) pour les instructeurs, ainsi que pour acheter de l’équipement de FUO, dont deux mannequins d’obstétrique permettant la simulation d’une naissance complète fabriqués avec des matériaux semblables à la chair, ce qui crée une simulation de naissance réaliste sur le plan tactile.

De nombreuses réalisations ont été accomplies dans les dernières années, mais il reste encore du travail à faire pour amener toutes les sages‑femmes à travailler à plein rendement, soutenir les nouvelles sages‑femmes et étendre les services vers les zones plus rurales, éloignées, autochtones et les autres communautés mal desservies. En même temps, l’association se prépare à entamer la prochaine ronde de négociations collectives pour la période de financement débutant en avril 2019, en pleine année électorale. L’association des sages‑femmes de l’Alberta est très emballée par l’avenir.

FINANCEMENT DES SERVICES

Les sages-femmes de l’Alberta ont conclu un protocole d’entente (PE) pour la période allant du 1er avril 2017 au 31 mars 2019, ce qui couvre les 2 dernières années d’un financement supplémentaire de 11 millions de dollars sur 3 ans annoncé par la ministre de la Santé en avril 2016. Dans le cadre du PE, les deux organisations se sont entendues sur la forme et la mise en œuvre du Programme pour les nouvelles sages‑femmes, qui a accueilli ses premières participantes à l’été 2018. Toutes ces actions ont eu lieu alors que l’Alberta traversait sa première période d’austérité depuis des décennies.

Bien que des fonds aient été obtenus jusqu’en mars 2019, plusieurs éléments doivent encore être négociés avec les bailleurs de fonds pour s’assurer que la pratique sage‑femme puisse s’épanouir de manière durable et que le financement soit attribué de façon transparente et juste. En outre, les annonces de financement à venir doivent comprendre la prestation d’une assurance responsabilité professionnelle pour les sages‑femmes qui offriront des services supplémentaires grâce aux hausses de financement, ainsi qu’un soutien administratif pour le Midwifery Administrative Office d’Alberta Health Services, qui soutient les sages‑femmes albertaines au sein du système de santé.

Actuellement, la profession de sage‑femme relève de la Loi sur les disciplines de santé (Health Disciplines Act). L’Ordre des sages‑femmes de l’Alberta travaille à ce que la pratique sage‑femme relève plutôt de la Loi sur les professions de la santé (Health Professions Act) afin de devenir une véritable profession autonome qui n’aurait plus à se soumettre à la surveillance du Alberta Health Disciplines Board.

1998 année de réglementation


361 sages-femmes

292 en exercice/69 non en exercice

44 764 total des naissances annuelles*

* StatCan 2016-17

22.4 % de naissances accompagnées d’une sage‑femme


1 programme de formation : Université de la Colombie‑Britannique (UBC)

Deux établissements : Vancouver et Victoria

1 programme de transition : Internationally Educated Midwives Bridging Program (8 étudiantes par année)


20 étudiantes en pratique sage‑femme admises chaque année


Modèle en matière d’emploi : par prestation de suivis


APERÇU DE LA PRATIQUE SAGE‑FEMME EN COLOMBIE‑BRITANNIQUE

En 2017, on comptait 290 sages‑femmes actives en Colombie-Britannique. Les sages‑femmes sont des professionnelles de soins de santé autonomes qui accompagnent actuellement 22,4 % des accouchements dans la province. La Colombie‑Britannique est dans les délais prévus pour l’atteinte de l’objectif établi en 2014 par l’Association des sages‑femmes de la Colombie-Britannique (MABC), visant un taux de 35 % de naissances accompagnées par des sages‑femmes d’ici 2020. La MABC continue de jouer son rôle de chef de file dans la promotion de la profession de sage‑femme et la protection des intérêts acquis de ses membres. Le conseil d’administration est composé de trois membres du comité exécutif et d’un maximum de six membres généraux, dont une étudiante représentant le programme de pratique sage‑femme de l’UBC.

RÉALISATIONS RÉCENTES

La Colombie-Britannique est en tête au Canada, comptant 12 % d’accouchements accompagnés par une sage‑femme de plus que la moyenne nationale. (Services périnataux de la C.‑B. [mai 2016]. Rapport de la pratique sage‑femme : accouchements en C.‑B. en 2015‑2016. Vancouver, C.-‑B.).Victoria se hisse en première position avec 36 % des accouchements accompagnés par une sage‑femme.

La MABC a confié le poste de responsable des Autochtones à la sage‑femme et membre du NACM Evelyn George. Lauréate d’une bourse remise par la First Nations Health Authority, elle a dirigé une série de rencontres visant à raconter des récits de naissance.La MABC a aussi confié le poste de conseillère en pratique professionnelle (CPP) à Ilene Bell, sage‑femme. Le rôle de la CPP consiste à représenter et à aider les sages‑femmes en exercice aux prises avec des obstacles à l’intégration professionnelle. La MABC a dressé une liste de sages‑femmes avec les numéros de facturation de laCroix Bleue Medaviequi sont disponibles pour offrir des services aux réfugiées et a fait traduire son nouveau dépliant regroupant les questions fréquemment posées à propos de la pratique sage‑femme dans 14 langues. Les membres profitent de certains avantages qu’offre le nouveau contrat de la MABC, notamment les commandes de matériel et de médicaments pour les naissances à domicile grâce au programme de fournitures et de médicaments pour les sages‑femmes lors des accouchements à domicile. De nouveaux codes de frais ont également été lancés pour les consultations relatives aux soins ou à l’évaluation, la supervision des nouvelles sages‑femmes avec statut conditionnel, les premières assistantes chirurgicales pour les césariennes et les responsables principales du bébé lors d’une césarienne.

2018 marque le 20e anniversaire de la réglementation de la pratique sage‑femme en Colombie‑Britannique. Pour l’occasion, l’association célébrera l’histoire de la pratique sage‑femme dans la province de diverses façons, notamment par une ligne de temps numérique qui soulignera les grandes étapes franchies par la profession au cours des deux dernières décennies.

2000 année de réglementation


82 sages-femmes

57 en exercice/25 non en exercice

17 641 total des naissances annuelles*

* StatCan 2016-17

6.4 % des naissances accompagnées d’une sage‑femme


1 programme de formation : présentement géré par l’Université McMaster


12 finissantes en pratique sage‑femme cette année


Modèle en matière d’emploi : modèle de type employé salarié


RÉALISATIONS RÉCENTES

Après plus d’une décennie à exercer des pressions sur le gouvernement pour modifier la législation sur la pratique sage‑femme, les sages‑femmes du Manitoba jouissent maintenant d’un champ de pratique élargi. L’étendue de la réglementation leur permet d’offrir plus de services aux clientes. Par exemple, elles peuvent prescrire plus de médicaments, comme des antibiotiques contre les infections urinaires et les mastites, ainsi que commander plus d’analyses de laboratoire, telles que des analyses de sang pour les clientes atteintes d’hypertension ou de problèmes de thyroïde.

RELATIONS GOUVERNEMENTALES

Le Manitoba tente d’établir un programme de formation depuis l’adoption d’une réglementation en 2000. Un programme a été mis sur pied et financé par le Collège universitaire du Nord (UCN) en 2006. Le programme a subi de nombreux problèmes et revers, mais a réussi à diplômer 10 étudiantes et a récemment admis une deuxième cohorte de 14 étudiantes, qui ont terminé leur première année d’études en 2015‑2016. Les négociations et les plans allaient bon train en vue de mettre sur pied un programme conjoint entre l’UCN et l’Université du Manitoba (UM). Les sages‑femmes du Manitoba espéraient qu’en positionnant le programme à même l’UM, une institution bien établie et reconnue partout au Canada comme leader en enseignement et en collaboration interprofessionnels, la pratique sage‑femme bénéficierait d’une meilleure place au sein du système de santé. Or, le programme de formation a subi un revers considérable en juin 2016 lorsque le gouvernement nouvellement élu a choisi de ne pas financer le projet conjoint.

Les Manitobains ont élu un gouvernement progressiste‑conservateur (PC) après presque 17 ans de gouvernement néo‑démocrate (NPD). Malgré les critiques virulentes à l’égard du NPD pour son incapacité à mettre sur pied un programme de formation durable, le premier geste du parti PC a été essentiellement d’annuler le programme conjoint nouvellement créé entre l’UCN et l’UM. Il va sans dire que les relations de l’Association des sages‑femmes du Manitoba avec le nouveau gouvernement ont connu un début difficile. Les sages‑femmes et les familles du Manitoba ont fait entendre leur voix. De nombreuses lettres ont été envoyées pour exprimer leur indignation. L’association s’est présentée à la période de questions à l’Assemblée législative et des manifestations ont été organisées.

Malgré le fait que le gouvernement n’ait pas financé le programme conjoint, il y a un côté positif. Grâce au travail acharné de quelques personnes clés, les 14 étudiantes du Manitoba pourront tout de même obtenir leur diplôme en pratique sage‑femme. Elles poursuivront leurs études dans la province par l’entremise du programme MEP de l’Université McMaster. Bien qu’il reste encore beaucoup de pain sur la planche avant la mise en place d’un programme de pratique sage‑femme durable au Manitoba, l’Association des sages-femmes du Manitoba se réjouit à l’idée d’accueillir ces étudiantes dans ses cliniques et sa profession.

L’admission de nouvelles étudiantes demeure une question non résolue.

2016 année de réglementation


3 sages-femmes


6 678 total des naissances annuelles*

* StatCan 2016-17

0 % des naissances accompagnées d’une sage‑femme


Modèle en matière d’emploi : modèle de type employé salarié


RÉALISATIONS RÉCENTES

Actuellement, sept sages-femmes et quatre étudiantes en pratique sage‑femme sont membres de l’association. Familles pour les sages‑femmes au NB est notre merveilleux et dynamique groupe de soutien dans la province. Il milite en faveur de l’expansion des services de sages‑femmes.

Les 3 premières sages‑femmes du Nouveau-Brunswick ont été engagées entre mai et novembre 2017. Elles ont accompagné leur premier accouchement à la fin de novembre 2017 et ont emménagé en mars 2018 dans leur établissement autonome permanent, le Centre des sages‑femmes de Fredericton.

RELATIONS GOUVERNEMENTALES

La Loi sur les sages‑femmes a été adoptée en 2010. Le ministère de la Santé avait annoncé en février 2016 que le Nouveau-Brunswick aurait bientôt sa première clinique composée de 4 sages‑femmes, ce qui est maintenant le cas.

2016 année de réglementation


1 sage-femme


4 411 total des naissances annuelles*

* StatCan 2016-17

0% des naissances accompagnées d’une sage‑femme


Modèle en matière d’emploi : le modèle proposé est celui d’employé


RELATIONS GOUVERNEMENTALES

La réglementation de la pratique sage‑femme à Terre-Neuve-et‑Labrador a été adoptée en avril 2016 et est entrée en vigueur le 30 septembre. La première réunion de l’Ordre des sages-femmes de Terre-Neuve-et-Labrador (CMNL) s’est tenue au début d’octobre 2016. Certains membres du comité de mise en place de la pratique sage‑femme ont rencontré les deux conseils de la santé recommandés pour entamer le déploiement des sages‑femmes. L’Association des sages‑femmes de Terre-Neuve-et‑Labrador, en collaboration avec le NL Council of Health Professionals, a exercé des pressions pour obtenir des fonds de démarrage pour le CMNL en vue de couvrir ses dépenses. L’Ordre a reçu du financement pour deux ans et le NL Council of Health Professionals prend actuellement en charge l’assurance responsabilité. L’association reste en attente de nouvelles concernant le financement à venir et la subvention de l’assurance responsabilité.

Le ministère de la Santé et des Services communautaires a embauché la sage-femme Gisela Becker en septembre 2017 afin qu’elle jette les bases de la première clinique de sages‑femmes, qui sera située à un endroit central. L’ouverture est prévue pour septembre 2018.

2005 année de réglementation


5 sages-femmes


666 total des naissances annuelles*

*StatCan 2016-17

13.4 % de suivis prénatals ou postnatals effectués par des sages‑femmes

Dans les Territoires du Nord-Ouest, la plupart des clientes de sages‑femmes accouchent à Yellowknife, où on ne retrouve actuellement aucune sage‑femme en exercice. Cette année, 39 des 89 clientes de sages‑femmes ont accouché dans la communauté accompagnées d’une sage‑femme.

Modèle en matière d’emploi : salariées


APERÇU DE LA PRATIQUE SAGE‑FEMME DANS LES T.N.‑O

Deux programmes de pratique sage‑femme existent présentement dans les T-N.‑O : le premier à Fort Smith et le second à Hay River. Il n’y a aucun programme de formation dans les territoires, mais on compte environ 3 ou 4 étudiantes en pratique sage‑femme qui participent à un stage optionnel dans les T.N.‑O. chaque année.

RÉALISATIONS RÉCENTES

En 2015-2016, on a noté une augmentation considérable du nombre de membres actives de l’Association des sages‑femmes des T.N.‑O. (MANWT); l’association a donc tenu sa première assemblée générale depuis plusieurs années et s’est dotée d’un conseil d’administration. Le conseil compte maintenant cinq membres actifs.

RELATIONS GOUVERNEMENTALES

Le ministère de la Santé a récemment entrepris un examen du cadre réglementaire de la pratique sage‑femme, qui a été mis en place en 2005. L’examen est présentement effectué par un comité interprofessionnel, qui comprend des sages‑femmes de la MANWT. Jusqu’ici, le comité a révisé et mis à jour le cadre de la pratique sage‑femme et a mis en œuvre les normes de pratique pour les sages‑femmes des T.N.‑O. en matière de prescription, de commande et d’administration de médicaments/substances contrôlées et de matériel médical, ce qui augmente le nombre de médicaments pouvant être prescrits par les sages‑femmes. Le comité poursuivra ses activités avec l’examen des normes de pratique et du programme de compétence continue actuels.

On s’attend également à ce que la Loi sur la pratique sage‑femme soit révisée au cours des prochaines années, car les sages‑femmes deviendront assujetties à la nouvelle Loi sur les professions liées à la santé et aux services sociaux.

2009 année de réglementation


9 sages-femmes


8 467 total des naissances annuelles*

* StatCan 2016-17

2.9 % des naissances accompagnées d’une sage‑femme


APERÇU DE LA PRATIQUE SAGE‑FEMME EN NOUVELLE‑ÉCOSSE

La Nouvelle-Écosse finance actuellement 12 postes de sages‑femmes : 3 dans chacun des établissements en milieu rural à South Shore et à Antigonish, et 6 dans la région d’Halifax. En tant qu’organisme professionnel, l’Association des sages‑femmes de la Nouvelle‑Écosse (ANSM) appuie la croissance et la viabilité de la profession de sage‑femme à l’échelle provinciale, régionale, nationale et au-delà. Le ministère de la Santé et du Mieux‑être de la Nouvelle‑Écosse a montré son engagement à l’égard de la profession dans la province. L’ANSM espère que ce soutien se maintiendra dans les trois districts de santé où des sages-femmes sont présentes et que la profession s’étendra aux régions où il n’y a pas de sage‑femme à l’heure actuelle.

FORMATION

Il n’existe pour l’instant aucun programme de formation sage‑femme en Nouvelle‑Écosse ni dans aucune province atlantique. Les sages‑femmes des provinces maritimes agissent comme préceptrices auprès des étudiantes qui suivent les programmes de formation de sage‑femme ailleurs au Canada.

RELATIONS GOUVERNEMENTALES

Une évaluation externe, terminée en 2011, recommandait de soutenir et d’étendre la pratique sage‑femme en Nouvelle‑Écosse. Peu après la parution de ce rapport, la province a subi un long processus pour passer de plusieurs autorités sanitaires régionales à une seule organisation, l’Autorité sanitaire de la Nouvelle‑Écosse (ASNE). Cela a entraîné la suspension de nouveaux fonds/programmes et la croissance de la pratique sage‑femme a stagné.

Depuis, certaines des recommandations ont été mises en œuvre, mais l’augmentation des postes subventionnés s’avère lente. Récemment, grâce au travail de promotion de l’ANSM, un poste à temps plein supplémentaire s’est ajouté à l’effectif actuel de chacun des trois sites. Nous espérons que ce soit le début d’un engagement à long terme envers la pratique sage‑femme dans la province.

Une des recommandations du rapport était la création d’un programme pour les sages‑femmes de soutien dans chaque site pour les accouchements à domicile. Le processus a été long et n’a pas été viable dans l’un des établissements en milieu rural en raison du nombre d’employés, mais à Halifax, le programme d’accouchement à domicile est en plein essor. Les trois sites offrent maintenant l’accouchement à domicile, à moins qu’il y ait une pénurie de personnel en raison des vacances ou de congés imprévus.

L’ANSM continue de militer en faveur de la croissance de la pratique sage‑femme et à l’heure actuelle, les relations avec le gouvernement sont très positives.

2011 année de réglementation


5 sages-femmes


933 total des naissances annuelles*

* StatCan 2016-17

9.5 % des naissances accompagnées d’une sage‑femme


Modèle en matière d’emploi : modèle de type employé salarié


APERÇU DE LA PRATIQUE SAGE‑FEMME AU NUNAVUT

Le Nunavut a présentement deux cliniques de sages‑femmes en activité – une à Rankin Inlet et une autre à Cambridge Bay, comptant respectivement quatre et trois postes à temps plein à pourvoir.

Les sages‑femmes sont des employées salariées du gouvernement du Nunavut. Leur travail consiste à prendre soin des grossesses à faible et à haut risque ainsi qu’à assister les accouchements soigneusement classés comme étant à faible risque au centre de naissance. Toutes les femmes reçoivent des soins postnatals pendant 6 à 8 semaines dans leur communauté respective. Les sages‑femmes conseillent aussi les femmes sur les ITS et les soins gynécologiques, et peuvent porter assistance lors des transports d’urgence avec Medevac. Elles prodiguent également des soins prénatals et postnatals aux femmes vivant dans les communautés éloignées.

Un comité d’inscription a été établi à titre d’organisme de réglementation pour les sages‑femmes du Nunavut.

1994 année de réglementation


877 sages-femmes

y compris les nouvelles sages‑femmes inscrites et les sages‑femmes autochtones

146 659 total des naissances annuelles*

* StatCan 2016-17

16 % des naissances accompagnées d’une sage‑femme

excluant celles accompagnées par des sages‑femmes autochtones

3 programmes de formation : Ryerson, McMaster, Laurentian


1 programme de transition : The International Midwifery Pre‑Registration Program


90 étudiantes en pratique sage‑femme admises chaque année


Modèle en matière d’emploi : par prestation de suivis


APERÇU DE LA PRATIQUE SAGE‑FEMME EN ONTARIO

On compte actuellement 877 sages‑femmes en Ontario. Dans 50 % des hôpitaux où les sages‑femmes ont un droit de pratique, elles continuent à faire face à des défis, notamment en matière d’accès aux droits hospitaliers et de maintien des soins primaires dans les hôpitaux pour les clientes qui nécessitent un déclenchement, une stimulation du travail ou une épidurale. Les sages‑femmes autochtones prodiguent des soins dans les communautés autochtones de l’Ontario grâce à l’exemption inscrite dans la Loi sur les sages‑femmes. L’Association des sages‑femmes de l’Ontario (AOM) a ajouté une nouvelle catégorie de membres pour les sages‑femmes autochtones et s’active à améliorer l’accès aux services offerts par celles‑ci.

RÉALISATIONS RÉCENTES

Depuis 2011, l’AOM plaide en faveur de financement pour étendre la pratique sage‑femme autochtone et en 2017, six cliniques autochtones ont vu le jour : Dilico Family Health Team Clinic (Fort William); K’Tigaaning Midwives (Nipissing); Kenhte:ke Midwives (Tyendinaga); Onkwehon:we Midwives (Akwesasne); Shkagamik‑Kwe Health Centre (Sudbury) et Southwest Ontario Aboriginal Health Access Centre (London).

Après avoir adopté la restauration et le renouvellement de la pratique sage‑femme autochtone comme l’un de ses quatre objectifs stratégiques en 2017, l’AOM a embauché sa première directrice de la pratique sage‑femme autochtone. Ellen Blais est entrée en poste en juillet 2017 et a commencé à embaucher le reste du personnel du service, qui compte maintenant deux autres employés à temps plein.

RELATIONS GOUVERNEMENTALES

En 2013, les sages‑femmes de l’Ontario ont déposé une requête en parité salariale auprès du Tribunal des droits de la personne de l’Ontario (TDPO). La requête allègue une pénalité salariale, entérinée par le gouvernement, subie par les sages‑femmes en raison de leur sexe, une situation qui perdure depuis près de deux décennies. Plus de 800 sages‑femmes d’hier et d’aujourd’hui forment la partie demanderesse dans ce dossier qui constitue un précédent et qui examinera plus de 20 ans de preuves. Les audiences ont débuté en juin 2016. À l’automne 2016, 11 sages‑femmes témoins, y compris la présidente de l’AOM, Elizabeth Brandeis, et sept anciennes présidentes, ont été appelées à la barre pour décrire l’histoire de discrimination et leurs efforts déployés au fil du temps pour aborder l’écart salarial auprès des gouvernements et pour défendre une rémunération qui représente avec exactitude les compétences, les efforts, les responsabilités et les conditions de travail des sages‑femmes. Les audiences se sont terminées en juin 2017. Alors que les sages‑femmes de l’Ontario attendent la décision du TDPO, elles continuent à offrir d’excellents soins aux familles de la province.

L’Association des sages‑femmes de l’Ontario :
Site des membres
Site du public

Ne fait pas encore l’objet d’une réglementation


0 sages-femmes


1 448 total des naissances annuelles*

* StatCan 2016-17

0 % naissances accompagnées d’une sage‑femme


APERÇU DE LA PRATIQUE SAGE‑FEMME SUR L’Î.‑P.‑É

Malheureusement, il n’y a toujours pas de loi sur la profession de sage‑femme sur l’Île‑du‑Prince‑Édouard (Î.‑P.‑É.) et aucune sage‑femme n’y exerce sa profession.

1999 année de réglementation


217 sages-femmes


84 700 total des naissances annuelles*

*StatCan 2016-17

4.2 % des naissances accompagnées d’une sage‑femme


programme de formation : Université du Québec à Trois‑Rivières


24 étudiantes en pratique sage‑femme admises chaque année


Modèle en matière d’emploi : professionnelles autonomes salariées


RÉALISATIONS RÉCENTES

La publication en mai 2016 d’une analyse de coût par la firme MCE Conseils – commandée par le syndicat soutenant le Regroupement Les Sages‑femmes du Québec (RSFQ) –, comparant l’accouchement avec une sage‑femme par rapport à l’accouchement avec un médecin, a permis de démontrer que le suivi sage‑femme, en plus de diminuer le nombre d’interventions et d’entraîner des retombées positives en prévention et en promotion de la santé, engendre des économies substantielles pour le système de santé. Le rapport indique que si les sages-femmes étaient les professionnelles responsables de 10 % des naissances au Québec, des économies annuelles de l’ordre de 2,9 M$ en rémunération seulement seraient réalisées. Cette étude sera donc une précieuse alliée pour le développement de la pratique sage‑femme au Québec.

DÉVELOPPEMENT

Le RSFQ travaille au développement des services dans la province et soutient les groupes de citoyens qui souhaitent des services de sage‑femme. La demande est grande et plusieurs projets soutenus par des comités de parents font leur chemin dans différentes régions du Québec.

  • On prévoit 6 maisons de naissances pour Montréal d’ici 2019.
  • De nombreux points de services ont été mis en place de concert avec les maisons de naissance existantes.
  • Des services de sage‑femme seront accessibles en territoire cri d’ici la fin de 2018.
  • En Gaspésie, des services de sage‑femme seront bientôt en phase de démarrage grâce à l’embauche imminente d’une sage‑femme coordonnatrice.
  • De nombreux autres projets sont en cours (Montérégie et Abitibi‑Témiscamingue).

RELATIONS GOUVERNEMENTALES

Le RSFQ négociait une troisième entente depuis juillet 2015. Les négociations ont finalement abouti en une nouvelle entente en mars 2018, ratifiée par les membres le 11 avril. Le ministère de la Santé et des Services sociaux s’est positionné en faveur du développement de la profession de sage‑femme au Québec, et le RSFQ croit que l’entente conclue reflète cette position puisque les sages‑femmes ont fait d’importants gains, notamment en obtenant des conditions de travail qui s’efforcent de reconnaître la valeur de la profession.

2008 année de réglementation


15 sages-femmes


15 750 total des naissances annuelles*

* StatCan 2016-17

2.9 % des naissances accompagnées d’une sage‑femme


Modèle en matière d’emploi : modèle de type employé salarié


APERÇU DE LA PRATIQUE SAGE‑FEMME EN SASKATCHEWAN

En Saskatchewan, les services de sages‑femmes sont offerts dans 3 des 13 régions de la santé et dans un hôpital des Premières Nations. La demande pour les suivis sage‑femme dépasse largement l’offre à l’échelle de la province. La Saskatchewan continue de se pencher sur le recrutement de sages‑femmes, en offrant des possibilités d’éducation et de formation aux sages‑femmes qui veulent travailler dans la province et en fournissant des soins aux femmes à l’extérieur des milieux urbains. Le gouvernement a pris des mesures pour favoriser l’accès aux soins de sages‑femmes dans d’autres parties du territoire de la Saskatchewan. Dans le but de stimuler le recrutement et la rétention des sages‑femmes dans la province, le ministère de la Santé a mandaté au début de l’année 2013 un consultant en politique de main‑d’œuvre.

FORMATION

Aucun programme de formation n’est actuellement offert dans la province, mais le nombre de stages étudiants augmente chaque année.

RÉALISATIONS RÉCENTES

L’Association des sages‑femmes de la Saskatchewan poursuit sa croissance et sa transition. L’association assure une forte présence à la table des négociations syndicales et est parvenue à un accord portant sur la nouvelle échelle salariale des nouvelles employées. Elle continue ses négociations par rapport à certains éléments de l’entente collective. De plus, l’accouchement dans l’eau est accessible dans toutes les installations où la pratique sage‑femme est offerte. Saskatoon jouit en outre d’un haut taux de naissance à domicile et Regina commence à diversifier les soins offerts pour prodiguer des services de santé primaires aux populations prioritaires.

RELATIONS GOUVERNEMENTALES

Les sages-femmes continuent de travailler avec le conseil de transition et le gouvernement provincial pour élargir la pratique sage‑femme et promouvoir la nécessité de mettre en place un programme de formation dans la province.

Réglementation prévue d’ici la fin de 2018 ou le début de 2019


0 sages-femmes


401 total des naissances annuelles*

* StatCan 2016-17

0% des naissances accompagnées d’une sage‑femme


APERÇU DE LA PRATIQUE SAGE‑FEMME AU YUKON

La pratique sage-femme n’est toujours pas reconnue sur le territoire du Yukon. La Community Midwives Association of Yukon (CMAY) a été fondée en janvier 2015. Depuis, les adhésions ont bondi à 150 membres et le conseil d’administration regroupe 13 membres dévoués, dont 3 sages‑femmes. Le CMAY est actuellement représenté au sein d’un comité consultatif sur la pratique sage‑femme, un groupe d’intervenants relevant de l’Administration territoriale du Yukon.

RELATIONS GOUVERNEMENTALES

Le parti libéral a été élu au gouvernement en 2016. Les lettres de mandats du premier ministre au ministère des Services communautaires et au ministère de la Santé et des Services sociaux comportaient le mandat de réglementer la pratique sage‑femme et de lui octroyer des fonds publics. Le premier ministre a aussi promis de le faire d’ici la fin de 2018 lors de son discours du Trône.

Le comité consultatif sur la pratique sage‑femme offre présentement ses conseils sur l’élaboration de la réglementation et le développement des services de sage‑femme dans le territoire. Le comité comprend des représentants de la Community Midwifery Association, la Yukon Medical Association, la Yukon Registered Nurse Association, le Whitehorse General Hospital Corp., des analystes politiques et des sous-ministres adjoints de l’Administration territoriale du Yukon.