
L’Association canadienne des sages-femmes (ACSF) souhaite exprimer ses préoccupations quant aux récentes modifications des politiques fédérales introduisant des quotes-parts pour certains services de santé dans le cadre du Programme fédéral de santé intérimaire (PFSI). À compter du 1er mai 2026, les personnes admissibles devront payer 4 $ par médicament prescrit ainsi que 30 % du coût de certains services de santé complémentaires, tandis que les services médicaux et hospitaliers de base demeureront couverts.
Les personnes réfugiées, les demandeurs et demandeuses d’asile, ainsi que les autres personnes admissibles au PFSI font déjà face à d’importants obstacles pour accéder aux soins au Canada. L’introduction de nouveaux obstacles financiers pendant la grossesse et la période postnatale risque de retarder ou d’empêcher l’accès à des médicaments essentiels, à des examens diagnostiques et à des services de soutien qui protègent la santé des parents et des bébés.
L’ACSF estime que l’accès équitable aux soins de maternité est essentiel à une société en santé. Les politiques qui créent des obstacles aux soins préventifs et communautaires risquent d’augmenter les coûts en aval pour le système de santé et de détériorer les résultats en matière de santé.
Les sages-femmes jouent un rôle essentiel dans la prestation de soins accessibles aux familles réfugiées et nouvellement arrivées partout au Canada.



